THÉÂTRE DES OPÉRATIONS 28 – La Fin de la Civilisation Antique

2019-10-11T19:58:55+00:00 October 11th, 2019|

Il existe une vérité qui est si profonde à notre civilisation, qu’elle sera un jour utilisée contre la civilisation elle-même par ceux qui veulent la contrôler. Cette vérité a construit la base de l’ordre communautaire, celle qui a permis de construire la société d’entraide et de cohésion, celle qui a permis aux familles de se protéger, de voir s’unir leurs enfants autour d’ouvrages communs, vers une transcendance, pour permettre l’élévation des conditions de la vie humaine, la fraternité, la technique, le confort, puis l’amour. Car l’amour est la dernière manifestation de la civilisation, mais aussi sa plus fragile car l’amour est impossible dans un monde incertain, soumis aux stratégies de survie, ou alors il survint momentanément avant d’être déchiré par les horreurs d’un tel monde que personne ne voit revenir, ces temps obscurs des premiers âges de l’Humanité dont tout reste à rappeler, car noyés dans les mensonges de l’Histoire des Civilisations. Si cet âge noir revient, il sera cependant inédit, il verra se coupler la technique à la barbarie.

Ce secret qui est la fondation de l’histoire de l’humanité, certainement apparu il y a mille ans, ce secret a d’abord construit la civilisation occidentale, en Europe. Modèle qui s’est depuis étendu à l’ensemble des peuples de la Terre, sous sa forme la plus complexe, le transistor. Ce secret qui était une révélation faite par des humains éclairés, sages, élevés aux aspirations futures d’un Eden possible, où l’humanité devait être éveillée à une compréhension du monde, afin que celle-ci s’organise pour manifester cet Eden. Aux premiers temps de cette histoire de la civilisation humaine, il y eu un récit, un récit qui n’était pas un récit historique mais prétendu comme tel: ce récit était magique. Ce récit magique à construit l’humanité en donnant un exemple, celui d’un homme qui porta le fardeau de tous pour rappeler à chacun qui nous sommes et comment nous pouvons être. Et si ce récit était raconté comme une vérité, ce n’était pas pour mentir aux humains, c’était pour qu’ils comprennent ce qu’ils devaient comprendre pour être sur le chemin de l’Eden, ce monde de paix et d’amour, de vertu et de sagesse.

Bientôt ce secret sera révélé et il plongera l’humanité dans les limbes, le chagrin, le désespoir, le vide spirituel, la noirceur de l’âme réveillée à son origine orpheline, dont il ne sortira pas tant que nous n’aurons pas réussi à transfigurer cette terreur, celle d’un monde immense que nous habitons seul, irrémédiablement seul. Un monde dont nous sommes les futurs pasteurs. Mais en attendant nous entrons désormais aux débuts d’un nouvel âge, l’âge des Grands Prédateurs.