CHRONIQUE 54 – Réhabiliter Fincher pour un Cinema Straight.

2019-12-17T03:43:43+00:00 December 17th, 2019|

J’adore les films de Jeunet (et Caro) jusqu’au Dimanche de Fiançailles, son Alien est génial, mais c’est “son” Alien, c’est pas Alien. C’est l’Alien qui s’est adapté à Jeunet, alors qu’il aurait pu profiter de l’occasion pour sortir de sa “confort zone”, et faire un vrai film d’horreur SF, tout était prêt, tout était présent. Il faudrait remonter le film et virer toutes les blagues, étalonner la couleur. Bon je changerai aussi le casting de joyeux lurons, je les adore, mais sont trop Street Cred, et puis la musique aussi, qui oscille entre angoisse et verte prairie (Alien c’est des cuivres, de la musique atonale, pas des tremollo, vibrato et je ne sais quelles autres gaités…). Mais le film est super, c’est juste le Patch Jeunet qui est surdosé. Fincher, lui il avait compris, il a ça dans tous ses films. On a besoin de FIncher, c’est le seul qui fait encore des films hardcore. Bon à force de prendre des critiques de fragiles dans la poire, il s’est adapté, la virage c’est Benjamin Bouton, du non cinema absolu, il est toujours sur cette tengente. On voit pourtant qu’avec True Detective et Mindhunter il a une nature inchangé. Avec Hollywood Il s’adapte. Et si il s’adapte c’est justement parce que ses choix ne sont pas défendus par ceux qui ont compris son travail. C’est pourquoi il faut réhabilité Fincher, et pas Jeunet. Jeunet va bien et d’une certaine manière, il est classer dans la famille des barbituriques, “dormez bien mes petits”.
Et le Aliens, c’est celui que je regarde le moins (bon j’ai du le voir quelques dizaines de fois quand même, et c’est vraiment à cause de ces marines idiots avec leurs blagues bidons (Il fallait demander à Mc Tiernan, c’est le seul qui sait filmer de l’humour “troupe d’élite” et que ça augmente quand même la pression (ces mecs sont fous) au lieu de la faire tomber(ces mecs sont lourds)), et c’est mal joué… Le film est génial grâce à Bishop, Ripley, Newt et la Reine, d’avoir incarné la Weyland avec Beurk, vide d’une partie de son capital Evil les Aliens devenus simple figurants. Multipliés, la menace qu’ils doivent incarner est relativisée, l’Alien devient un genre d’infection de cafard géant. En fait Cameron est trop mainstream (pour rester poli) pour avoir compris la profondeur du concept originel, l’Alien c’est Giger, et Giger c’est la Porte. Objectivement, les deux films vraiment straight, c’est le 8th Passenger et le 3. Ce qui veut pas dire que les autres soient mauvais, Alien est la seule série qui ait conservé sa qualité, sans doute grâce à Sigourney…