CHRONIQUE 41 Cameron, agent des Services.

2019-03-02T04:33:42+00:00 March 2nd, 2019|

J’en avait parlé en marge de mes commentaires sur Youtube, et voici que cela se confirme. La censure appliquée à Gunnm a pour but de donner une image positive des implants Cyborg. Et c’est dans ce but que Cameron a acquis les droits du film, certainement sous l’influence de quelques groupes d’intérêts privés.

Avec Avatar déjà, il présente un récit édulcoré et manichéen où la technologie cyborg est un outil de lutte contre les “méchants” qui sont des électrons libres abusant de leurs pouvoirs (le responsable de la mine et le général). Dans les films de Cameron, jamais il n’est fait mention des stratégies fomentées par des groupes occultes dont les intérêts converges (comme dans Alien*, Robocop ou Total Recal par exemple. Ce genre de films a disparu). Par exemple dans Terminator le programmeur de Skynet est un père de famille et informaticien qui a perdu le contrôle de sa création. Là aussi, le mal est présenté sous forme métaphysique sans jamais lui donner le visage de ceux qui le produise, laissant sous entendre que le mal est une forme en soi, indépendante de nos choix et qu’elle trouve des “avatars” humains pour agir.

Le film Alita a été massivement censuré. Les cyborgs et la violence de la décharge, sont remplacés par une ville plutôt sympathique où des humains normaux sont parfois équipés de prothèses afin de soigner leurs infirmités. On retrouve l’idée que la technologie cyborg peut soigner les malades, c’est un arguments de poids pour arriver à faire entrer l’idée que la prothèse cyborg est une bonne chose, et même quelque chose de cool. Sans jamais identifier la cause des infirmités (vaccins, médicament pendant la grossesse, vitesse, alcool, accident du travail…). Laissant sous entendre qu’elles sont presque naturelles, et impossible à réduire, et que oui, il faut développer les prothèse cyborg pour améliorer nos conditions de vies… ALors qu’il s’agt surtout de compenser les modes de vies d’esclaves dangereux par des prothèses et ainsi ouvrir un nouveau marché, en plus de rendre la vie plus folle encore et donc plus amusante pour ces agitateurs de l’ombre.

Regardons ici, cette jeune fille dont la société de production d’Alita a offert deux prothèses pour remplacer ses mains:

Initiative louable, sauf que de toute évidence cette jeune fille a été castée, elle est belle, maquillée comme une prostituée, sexuellement offerte par sa tenue outrageusement sexy. Le but est bien de mettre en place une société de compétition où une jeune fille déjà belle, pourra devenir encore plus incroyable avec des implants cyborgs. Il ne faudra pas attendre encore longtemps pour que des jeunes femmes décident de se mutiler pour avoir ces prothèses. C’est déjà le cas avec la chirurgie esthétique, où les jeunes filles et femmes décident de se faire modifier les os pour améliorer leurs visages ou être plus grandes. Avec ce film se sont bel et bien les femmes qui sont visées. Sous couvert de mettre en avant des images de femmes fortes, Cameron pratique un contrôle de esprits afin de planter le graine de l’upgrade bionique pur être plus belle et plus cool. Il faudra bientôt qu’une actrice célèbre le fasse pour lancer l’ouverture du marché.

Évidement ces films sont surtout fait pour les très jeune générations, les moins de 10 ans**, ce sont eux qui vont intégrer l’idée qu’une prothèse “c’est mieux que mon bras ou ma jambe. Si elle se casse je peux la réparer.” Mais à quel prix? Celui de la dépendance de mon corps bionique appartenant à ceux qui peuvent fournir les services de maintenance et d’upgrade. Le corps ne nous appartient plus. C’est le fond du récit critique de Gunnm, qui va jusqu’à montrer que les cerveaux des habitants de Zalem sont remplacés par des microprocesseurs, et c’est ce que le film Alita a soigneusement censuré.

En relisant la filmographie*** de Cameron, on peut remarquer que c’est un auteur qui a toujours pris soin de raconter des récits de subversion mentale. “La machine est une menace indépendante des volontés de ceux qui les fabriquent”, “les extraterrestres sont parmi nous”, “la technologie cyborg peut nous rendre libre”, “être un cyborg c’est cool.”

Jamais la censure n’est allé aussi loin dans la subversion effective et ostentatoire, et si le cinema est devenu une industrie massivement dictée par les lobbies (comme pour la cigarette et l’alcool depuis les années 50 et les James Dean, Humphrey Bogart… puis la malboof…), l’étendu du phénomène va s’accroitre depuis que le cinéma est regardé par des milliards d’individus toujours plus ignares et lobotomisés…

*Dans Alien 2, la Weyland Yutani n’est pas désignée comme cause du mal, c’est Burk qui l’incarne. Encore une fois cet électron libre qui abuse de son pouvoir.

**On peut s’étonner de la censure de beaucoup de personnage. Desti Nova, Makaku, l’assistant d’Ido, mais aussi cette ville très colorée, habité de gens en short où il fait bon vibre(orange, chocolat…). C’est que le film doit plaire au très jeune, les moins de cinq ans. Makaku ressemble à un gros bébé robot, l’assistant d’Ido est une nounou, et Alita à de grand yeux, comme un bébé.

***On peut aussi constater à quel point c’est un réalisateur de nanar débile comme “Piranha 2 : Les Tueurs volants” ou encore “Rambo 2”, “Alien 2″…